LE TEMPS DE RESTER

Sur un banc face à la mer Adriatique, à Hvar, un vieil Anglais s’assoit chaque jour.
Il regarde l’eau, vérifie ses lacets, fume en silence.

Un homme vient parfois s’asseoir près de lui. Un Français. Barbu. Discret. Observateur.
Ils parlent peu. Ils se taisent beaucoup.
Ils dessinent, marchent, partagent des cafés tièdes et des souvenirs qui résistent.

De chapitre en chapitre, le passé affleure :
un fils perdu, une femme partie, des fautes anciennes, des traumatismes qui laissent des traces minuscules — une porte qu’on vérifie, un lacet qu’on refait sans cesse.

Mais à Hvar, les silences ont une mémoire.
Et certains bancs savent reconnaître ceux qui s’y assoient trop longtemps.

Ce roman est le récit d’une rencontre impossible et pourtant nécessaire.
Une traversée intime du deuil, de la culpabilité et de la réparation.
Un livre sur ce que l’on devient quand on ose enfin
rester immobile assez longtemps pour se retrouver.